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Infos en français facile : Édition du 26/03/2022 20h00

Transcription

GUERRE EN UKRAINE : Joe Biden termine sa visite en Pologne par un discours ; et autres nouvelles.

Loïc Bussières : Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez dans ce Journal en français facile. Journal que je vous présent en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.  

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Loïc, bonsoir à toutes et à tous.  

LB : À la Une, la guerre en Ukraine. « D'ores et déjà un échec stratégique pour la Russie », déclaration de Joe Biden, depuis Varsovie. Un « long combat nous attend », prévient le président américain. Vous l'entendrez dans un instant. 

ZK : Nous irons en Allemagne également dans ce journal. L'Allemagne où certaines régions veulent interdire le symbole « Z » dans les manifestations. Celui qui marque le soutien aux troupes russes en Ukraine. C'est ce que nous dira notre correspondant à Berlin. 

LB : Et puis la politique en Irak et l'élection du président de nouveau reporté, faute d'un nombre suffisant de députés présents. Nous irons à Bagdad dans ce journal. 

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ZK : Tout d'abord la situation en Ukraine et ces bombardements qui se poursuivent un peu partout dans le pays. Hier, Moscou expliquait vouloir concentrer son offensive sur l'est du pays. Pourtant, plusieurs explosions ont retenti tout à l'heure, très loin du Donbass. 

LB : Des frappes russes qui ont visé Lviv, la grande ville de l'ouest, située non loin de la frontière avec la Pologne. Un dépôt de carburant aurait notamment été touché. Dans le même temps, Joe Biden était, lui, de l'autre côté de la frontière, à Varsovie. Le président américain qui a terminé sa visite en Pologne par un discours dans lequel il a réaffirmé que son pays ne souhaitait pas entrer en conflit avec les forces russes qui ont envahi l'Ukraine. Ce qui n'empêche pas cette mise en garde, à l'adresse de Moscou : «Ne pensez même pas à avancer d'un centimètre en territoire de l'Otan ». Écoutez Joe Biden : 

« Mon message au peuple ukrainien est le suivant : nous sommes à vos côtés ! Point final ! Il n'y a aucun doute sur le fait que cette guerre est déjà un échec stratégique pour la Russie. Plutôt que de briser la détermination ukrainienne, les tactiques brutales de la Russie ont renforcé cette détermination. Plutôt que de diviser l'Otan, les Occidentaux sont maintenant beaucoup plus forts et plus unis qu'ils ne l'ont jamais été. La Russie voulait amoindrir la présence de l'Otan à ses frontières. Mais, maintenant, il a une plus forte présence, une présence plus large, avec plus de 100 000 soldats américains aux côtés des autres forces de l'Alliance. En réalité, la Russie est parvenue à quelque chose qu'elle n'avait sûrement jamais eu l'intention de réaliser : les démocraties du monde sont revitalisées ! »  

ZK : Toujours concernant la guerre en Ukraine, revenons maintenant sur cette lettre « Z », lettre que l'on voit peinte notamment sur les chars russes. Une lettre devenue en Russie le symbole de la guerre menée contre l'Ukraine.  

LB : Elle signifierait « vers la victoire » ou « l'Ouest » selon les interprétations en présence. Les soutiens du Kremlin utilisent ce symbole également à l'étranger. On l'a vu en Allemagne en marge de manifestations contre les mesures anti-Covid. Justement, certaines régions allemandes jugent ce soutien apporté à une guerre contraire au droit international. Elles entendent donc poursuivre les personnes qui arboreront publiquement ce symbole. À Berlin, les explications de Pascal Thibault

Soutenir publiquement un crime est passible, d’après le code pénal allemand, d’une amende ou d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison. Le ministre de la Justice bavaroise a prévenu hier : « Notre parquet poursuivra avec fermeté les personnes qui défendent publiquement l’invasion russe en Ukraine contraire au droit international ». En Basse-Saxe, le ministre de l’Intérieur a fait des déclarations similaires hier. Les forces de l’ordre devront vérifier que l’utilisation de ce symbole correspond bien à un soutien de l’invasion russe. Il n’est pas utilisé dans des manifestations de soutien au Kremlin en Allemagne, mais plutôt dans les rassemblements toujours organisés par les milieux qui continuent de protester contre les mesures anti-Covid. La plupart d’entre elles disparaissant, le soutien au régime russe permet de se rabattre sur un nouveau thème et de cultiver le rejet du « main stream », d’une pensée jugée dominante. Dans les milieux complotistes, la solidarité avec Moscou a une longue tradition. Des manifestants ont été poursuivis ces dernières semaines pour avoir arborer l’étoile jaune, symbole de la persécution des juifs sous le Troisième Reich, ces personnes voulaient créer un parallèle entre l’holocauste et les mesures anti-Covid. Pascal Thibault, Berlin, RFI. 

LB : En bref, la Russie accuse l'Azerbaïdjan d'avoir violé l'accord de cessez-le-feu avec l'Arménie. Accord signé après la guerre du Haut-Karabakh, il y a deux ans. Des militaires azerbaïdjanais seraient, selon le ministère russe de la Défense, « entrés dans la zone sous responsabilité du contingent russe de maintien de la paix dans le Haut-Karabakh ».  

ZK : L'accord sur le nucléaire iranien est une « affaire de jours ». Déclaration du chef de la diplomatie européenne en marge du Forum de Doha, au Qatar.   

LB : Il reste quelques questions en suspens, ajoute simplement Josep Borell. Les discussions, je le rappelle, sont engagées depuis plusieurs mois à Vienne. Discussions pour relancer l'accord de 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique. Discussions avec la Chine, la Russie, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne. 

Et puis, c'est désormais une certitude : il n'y a aucun survivant du vol Boeing 737-800. L'avion de la compagnie China Eastern s'est écrasé, lundi, en Chine, avec 132 passagers et membres d'équipage. Tous étaient de nationalité chinoise. Les causes du crash demeurent, à l’heure actuelle, inconnue.  

ZK : Sur RFI, il est 23h06 à Bagdad. On se rend en Irak où les députés devaient élire aujourd'hui le président de la République.   

LB : Six mois après les élections législatives. Mais la session a dû être reportée pour la deuxième fois faute de quorum, c'est-à-dire faute d'un nombre suffisant de votants. Les explications de notre correspondante à Bagdad, Lucile Wassermann

Nouvelle tentative, nouvel échec. Pour la deuxième fois en six mois, les députés n'ont pas atteint le quorum nécessaire pour procéder à l'élection du président de la République. 202 députés étaient présents, ce samedi, mais il en fallait 220 pour que le scrutin ait lieu. En cause : l'appel au boycott lancé par les partis proches de l'Iran. Depuis les élections d'octobre, cette coalition est exclue des négociations entre les partis adverses pour choisir le nouveau président et Premier ministre. Cette autre alliance chiite, dirigée par Moqtada Sadr, le grand vainqueur des législatives, veut imposer ses candidats et former un gouvernement dit de majorité, où les partis pro-Iran n'auraient pas de ministère. Une volonté qui rompt avec une tradition irakienne respectée depuis les premières élections en 2005, et qui veut que ces responsables politiques soient issus d'un consensus entre les deux grandes maisons chiites. Deux grands blocs politiques qui s'opposent aujourd'hui, plus que jamais. Un nouveau vote est prévu, ce mercredi, pour tenter de mettre fin à la paralysie politique, qui prive les habitants d’un nouveau gouvernement depuis six mois désormais. Lucile Wassermann, Bagdad, RFI. 

ZK : De la musique maintenant pour refermer ce journal. Celle des Foo Fighters, un groupe en deuil ce samedi.  

LB : Puisque l'on a appris la mort de son batteur Taylor Hawkins à l'âge de 50 ans. Son corps a été retrouvé dans sa chambre d’hôtel à Bogota en Colombie. La Colombie où les Américains étaient en tournée. La cause du décès de Taylor Hawkins est pour l'heure inconnue. Taylor Hawkins tenait une place très particulière au sein des Foo Fighters, groupe né sur les cendres d'une autre illustre formation : Nirvana, en l’occurrence. C'est Dave Grohl, lui-même, ex batteur de Nirvana, qui avait fondé les Foo Fighters à la mort de Kurt Cobain. Avec Taylor Hawkins, il formait un binôme parfait pour le journaliste musical Jean-Pierre Sabouret. Écoutez : 

« Il était aussi indispensable à Foo Fighters que Dave Grohl. Voilà, c’est vraiment ce binôme qui, à un moment, a fait que ce groupe a pu partir dans des tas d’expériences et dans des tas de territoires musicaux qui étaient plutôt inattendus. C’est un des grands batteurs de ces 20 dernières années. Le jeu idéal qui pouvait passer effectivement de quelque chose d’ultra puissant. D’ailleurs, pour le plaisir, il avait aussi un groupe de métal, plus ou moins rigolo et satanique, mais il pouvait aussi faire du progressif. Ce qui a de bien, c’est que Foo Fighters a fait beaucoup de documents filmés et on voit à quel point il met l’ambiance, il est rayonnant. C’est le batteur, vraiment, que l’on souhaite à n’importe quel groupe. Sincèrement, j’ai dû mal à imaginer Foo Fighters sans Taylor Hawkins. » 

LB : Voilà, la musique des Foo Fighters qui vient de perdre son batteur Taylor Hawkins, mort à l’âge de 50 ans. On vien d’entendre le journaliste musical Jean-Pierre Sabouret, joint par Edmond Sadaka. 

Un rapide mot de sport avant de refermer ce journal et de patinage artistique, avec ce nouveau titre pour les Français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron qui remportent le Championnat du monde de danse sur glace, ce soir, à l’instant, quelques semaines après leur médaille d'or olympique à Pékin. 

Article publié le 26/03/2022

RFI - Radio France Internationale