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Infos en français facile : Édition du 13/03/2022 20h00

Transcription

GUERRE EN UKRAINE : un journaliste américain tué par balle près de Kiev ; et autres nouvelles.

Adrien Delgrange : Il est 20 h en temps universel, 21 h à Paris. À l'écoute de Radio France Internationale, place à présent au Journal en français facile accompagné ce soir de Sylvie Berruet. Bonsoir.

Sylvie Berruet : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.
 
AD : 13 mars, et au sommaire de cette édition…
 
SB : La guerre en Ukraine, 18e jour de l’invasion russe. Beaucoup de civils tués encore aujourd’hui dont un journaliste américain tué par balle près de Kiev.
 
AD : Le Covid-19 est également à la Une. La Chine confine les 17 millions d’habitants de la ville de Shenzhen. 
 
SB : Et puis nous serons en Corse dans un instant, manifestation en soutien à Yvan Colonna. Des heurts ont éclaté à Bastia.

AD : Voilà pour le sommaire, soyez les bienvenus.

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SB : La guerre en Ukraine et le témoignage de cette jeune médecin ukrainienne pour commencer ce journal.
 
AD : Elle s'appelle Diana, elle a décidé de quitter l’Ukraine, sont pays d’origine, ce matin. Trop de bombardements dans sa ville d’origine, Soumy, située près de la frontière russe. Mais aussi trop de bombardements à Yaraviv où elle avait trouvé refuge, où elle s’était protégée sous terre près de la frontière polonaise. Diana raconte son vécu au micro de Murielle Paradon. 

« Soumy est sous le feu de l’artillerie, sous les bombes. Tout le temps où j’étais là-bas, je devais vivre dans un abri, il faisait froid. Les Russes étaient partout, à chaque coin de rue. Il n’y avait pas de nourriture, pas de médicaments, pas d’aide humanitaire. C’était difficile de vivre à Soumy, c’est pourquoi j’ai décidé de partir. Je suis allée vers Lviv, à Yaraviv, et là j’ai eu peur à nouveau comme à Soumy. À cause des bombardements de 3 à 6 heures du matin, des bombes, des bombes, des bombes… J’ai entendu tout ça. Nous n’avions pas d’abris à Yavariv, nous avons dû nous mettre dans une baignoire. Après tout ça, j’ai décidé de quitter l’Ukraine ».

AD : Témoignage recueilli par notre envoyée spéciale en Pologne, Murielle Paradon.
 
SB : Et puis nous vous le disions dans les titres : un journaliste américain a été tué ce matin près de Kiev.
 
AD : C'est le premier journaliste étranger mort en Ukraine dans l'exercice de ses fonctions. Il s'appelle Brent Renaud. À bord de son véhicule, il a été touché par une balle aujourd’hui. L’origine du tir n'est toujours pas déterminée et un de ses confrères, Juan Arredondo, a lui été blessé. Le récit de notre correspondante à New York, Carrie Nooten.  

C’est de la salle d’opération d’un hôpital près d’Irpin que Juan Arredondo explique en 49 secondes ce qu’il s’est passé, et ce, alors que des médecins s’affairent en même temps sur ses blessures. Le photographe américain d’origine colombienne et Brent Renaud filmaient la fuite des civils ukrainiens au passage d’Irpin, lorsqu’un Ukrainien a proposé de les emmener en voiture à un deuxième pont, plus loin. À l’approche d’un checkpoint du front temporaire russe, leur voiture a été visée par des tirs. Juan Arredondo affirme que son confrère a reçu une balle dans le cou et a été laissé sur place pendant que lui a été sorti de la zone des combats en ambulance. Brent Renaud, 50 ans, journaliste reporter d’images reconnu de la profession, est décédé. Il portait sur lui une ancienne carte de presse du New York Times, certainement pour renforcer sa crédibilité de journaliste indépendant sur un terrain dangereux, mais le quotidien a confirmé qu’il n’était pas en mission pour eux cette semaine. Il est le premier journaliste étranger tué depuis l’invasion russe il y a 18 jours. Carrie Nooten, New York, RFI.

SB : Depuis le début de la guerre, Adrien, l’armée russe n’a de cesse de pilonner et de tenter de prendre des endroits stratégiques. 
 
AD : Comme par exemple, les centrales nucléaires de Tchernobyl ou encore de Zaporija. L’inquiétude demeure à présent à Varach. Cette ville du nord de l'Ukraine, située à quelques kilomètres de la frontière avec la Biélorussie, accueille la deuxième centrale nucléaire du pays.  Elle n'est pas aux mains des Russes. Les habitants de Varash craignent une attaque imminente. Reportage d’Edouard Dropsyauprès de la communauté catholique de cette ville.

Au bord de la Styr, l’église Svyato Mykhailivsky. Sergiy Lyakhin s’apprête à donner son office. La guerre dure depuis bientôt trois semaines et les Biélorusses, à 80 km de là, pourraient bien attaquer. Le pope veut rassurer ses fidèles. « D’abord, nous allons prier pour l'Ukraine, pour notre paix, pour le calme et pour notre victoire contre l’ennemi. Puis, nous allons apaiser les gens en leur assurant que nous allons gagner cette guerre. » À l’intérieur, des femmes principalement. Avec la conscription, la plupart des hommes sont montés au front. Anna, les larmes aux yeux, est terrorisée. « Il faut que l’ennemi soit vaincu et parte. Ils tuent nos enfants. Mon petit fils est au front. Tous les jours, on attend de ses nouvelles. Dieu nous aide, merci à lui. » Derrière le clocher à bulbe étincelant de l’église, des colonnes de vapeur s’échappent. Ici, tout le monde redoute la prise de la deuxième centrale nucléaire du pays et prie pour que cela n’arrive pas.  Edouard Dropsy, Varach, RFI.

AD : Informations à retrouver sur notre site internet, rfi.fr concernant la guerre en Ukraine. Il est 21 h 06 à Paris.

SB : Dans le sud de la Chine maintenant, les 17 millions d’habitants de la ville de Shenzhen ont été placés en confinement.
 
AD : Le gouvernement local a demandé aux habitants de rester de cette ville, de rester chez eux face à une montée du nombre des cas d'Omicron. La Chine qui a recensé près de 3 400 cas de Covid-19, aujourd’hui dimanche. Selon des données officielles, c’est un record depuis le début de l’épidémie en 2020. 
 
SB : Dans l’actualité encore, ce jour d'élection en Colombie.

AD : Près de 39 millions de Colombiens ont voté aujourd’hui pour renouveler le Parlement. La gauche, pour la première fois dans l'histoire du pays, part favorite. Les bureaux de vote ferment dans une heure, maintenant, avec les premiers résultats attendus un peu plus tard dans la soirée. 
 
SB : Le Maroc ouvre sa première liaison aérienne directe avec Israël.
 
AD : Et c’est un Boeing de la Royal Air Maroc (RAM) qui a décollé ce dimanche de Casablanca direction Tel-Aviv. Première liaison commerciale directe au départ du Maroc vers Israël et ce quinze mois après la normalisation des relations entre les deux pays. 
 
SB : En France, en Corse, des milliers de personnes ont défilé aujourd’hui à Bastia suite à l’agression d’Yvan Colonna en prison.
 
AD : et ce à l’appel des nationalistes corses, Sylvie, les manifestants sont descendus dans les rues notamment de Bastia. Ils demandent la libération immédiate des prisonniers corses, mais aussi la reconnaissance du peuple de cette île. Une manifestation qui a viré à l’émeute, émeute quand le cortège est arrivé au niveau de la préfecture. Reportage Yoram Melloul.   

Comme plusieurs milliers de personnes, Audrey Ghajini est venue faire une demande à l'État français après la tentative d'assassinat d'Yvan Colonna. « Qu'on nous ramène nos prisonniers politiques qui sont totalement légitimes à rentrer sur leur terre près de leur famille. » Comment vous vous sentez-vous ? « En peine est en colère. » Marie-France Ferrandi est aussi présente. C'est la sœur d'Alain Ferrandi, membre du commando, qui a assassiné le préfet Érignac. Elle demande sa libération immédiate et se réjouit de la mobilisation. « C'est magnifique. Le peuple est en marche, nous sommes fiers et je peux vous assurer que même Pierre et Alain sont contents de savoir que le peuple est derrière eux. » Destination du cortège : la préfecture de Haute-Corse ou la situation dégénère. Une dizaine de jeunes, souvent cagoulés, barre de fer et cocktails Molotov à la main, surgissent de la foule pour s'attaquer au bâtiment, suivi par d'autres, parfois très jeunes. « Mais j'y vais pour Yvan Colonna. Et ma mère, elle a peur un peu, mais elle m'a dit, soutient quand même tout ce qui sont venus pour Yvan Colonna et j’y vais. Voilà ». Tu as quel âge ? « 14 ans ». Et parmi les manifestants, bon nombre soutient leurs actions. « Si on ne sait pas entendre, ça sert à rien. Une manif, ce n'est pas pour faire le cortège, se faire prendre en photo. J'assume totalement et je soutiens totalement les jeunes. Malheureusement, l'état jacobin, …. S'il n'y a pas de violence, il n'y a rien. » Les affrontements ont déjà fait plusieurs blessés. Yoram Melloul, Bastia, RFI.

AD : Et puis à l’heure actuelle, on nous signale que des affrontements ont toujours lieu entre manifestants et force de l’ordre à Bastia.  

SB : Le Covid en France à présent Adrien.

AD : Et le nombre de personnes hospitalisées pour cause de Covid est en hausse ce dimanche par rapport à hier. Celui des patients dits en soins intensifs, critiques sont plutôt stable. Selon des chiffres officiels diffusés à la veille de la levée du pass vaccinal en France et la fin du masque obligatoire quasiment partout dans le pays. Et nous en reparlerons dans moins de 2 h, dans 24 h en France sur Radio France Internationale. Ainsi se referme ce journal, merci à vous Sylvie Berruet. 

SB : Avec plaisir Adrien.

AD : Et à bientôt

Article publié le 13/03/2022

RFI - Radio France Internationale